"- En spéléo, quand vous faites des explorations, dis, vous cherchez bien à augmenter le nombre de grottes ?"
"- Ben en fait, non."

Compte-rendu d'une gestation longue au Mont Le Vieux

Par la présente je tiens à vous informer de l'acte de naissance du puits Vik qui fait suite au trou de renard appelé grotte n°4 du mont le Vieux.

La grotte 4 n'a plus de raison d'être puisqu'il ne reste plus que 3 cavités au Mont le Vieux.

Comment faire disparaitre une cavité ?
C'est tout simple : il suffit de la relier à une autre pour n'en faire plus qu'une.

Au MONT LE VIEUX c'est chose faite depuis le 30 mars, date d'ouverture du puits Vik et où hier, Thomas a pu –tout seul, pour cause d'étroitures– établir la jonction physique.

 

Le site des travaux

 

Reste encore à supprimer ce nouvel ensemble, en le reliant à la grande grotte.
Après ce sera plus facile de s'y retrouver car on pourra parler uniquement du réseau du Mont le Vieux.

C'est bon, tout le monde a suivi ?

Un petit historique s'impose :

  • juillet 1981: découverte de la grande grotte ou grotte Nord, Dév= 450m   prof= -27m, arrêt sur siphon vu par G Chorvot.
  • juin 1983 : en reportant en surface le plan de la grotte Nord, plouf, le jalon rouge et blanc en bout de décamètre perce la terre (si c'est vrai !) et donne naissance à un P18, c'est le gouffre du Mont le Vieux, Dév= 50 m , prof= -27m
    Après topo on s'aperçoit qu'entre le gouffre et la grotte reste quelques mètres de boyau à agrandir (ce sont les restes d'outils que Thomas a trouvé le 29 mars 2014)
    Par contre pour aller creuser là au fond, c'est la m*****... dans les deux sens.
    Faudrait trouver un autre accès. Peut-être le trou de renard insignifiant perdu dans les brousailles ?
    Quelques gamelles de terre sont retirées en 1983 et, bof, pas emballant !!
  • 30 ans plus tard, soit le 9 janvier 2014, Guy et moi-même retirons quelques balises de terre. L'entrée présente un rétrécissement et c'est chiant. On sent du courant d'air.
  • Le 18 janvier et le 6 février, 2 séances de travail de force pour être plus confortable. Toujours le courant d'air, et m'étant mis tête en avant jusqu'à un trou de souris, ça résonne...
    Ensuite je glisse le cordon de ma caméra, ça coince, on peut pas voir.
  • Le 20 mars, tout s'accélère. Aidé de Sylvette, on retire 2 ou 3 balises et m****... J'écarte les bras, car sous moi, tout descend.
  • le 25 mars, je donne de l'aisance au départ du puits que j'appelle puits Vik. (ndrl : mon chien actuel, c'est une coutume quand je trouve un trou de le baptiser du nom d'un de mes chiens)
  • Le 30 mars, un spit pour la main courante et un en tête de puits (j'en ai plus beaucoup et c'est pénible à planter), une corde d'assurance et une échelle pour m'extirper car ça reste étroit, et je descends jusqu'à une étroiture. Ça continue, jonction faite.
    Thomas prend le relais quelques jours plus tard avec les retraités et autres bien portants restés en surface : Guy, Michel et ma pomme qui ne peut même pas profiter de sa première pour quelques kg de trop. On voit disparaitre Thomas (le veinard) derrière les étroitures.

Affaire à suivre...

Rolland Brun

 

L'équipe juste avant les grillades