Samedi 05 mars

Voyage au Caire.

D'ailleurs pourquoi ce nom ? Gouffre du Caire dans le bois d'Etrepigney, pourtant rien ne rappel l’Égypte ici !

Au départ on avait prévu d'aller encadrer une visite du tunnel de Champlive avec les élus du secteur, mais la météo pluvieuse de ces derniers jours nous contraint à annuler cette sortie.Comme je m'étais organisé pour me libérer, je nous voulais pas laisser passer l'occasion de faire un peu de spéléo.

Après avoir  proposé le gouffre du Caire comme solution de replis , seul Gaby répond présent, les autres étant occupés à réunioner,  explorer des km de galeries !!, se soigner, rester au chaud ….

On retrouve facilement la cavité pour l'avoir repéré le lendemain de la 1ier AG de l'ASDC. Gaby n'a pas envie de se faire des nœuds au cerveau alors je me lance dans l'équipement , un arbre puis plus rien . On se dit qu'à l'époque les anciens devait descendre ça sur frottement, mais avec notre corde de 9mm je préfère mettre un spit pour descendre les 5 derniers mètres sereinement.

En bas du puits d'entrée nous somme surpris par le concrétionnement abondant du plafond. On commence par aller visiter le réseau Ouest  où l'on descend un P9 qui mène à un boyau impénétrable, on cherche une suite mais rien d'évident.

Je m'engage ensuite dans un puits de 5m au départ très étroit , à sa base un courant d'air provient d'un passage bas dans un talus d'éboulis et de terre que je commence à creuser avant de me rentre compte que dans la salle que j’aperçois derrière il y a des traces de pas. Je m'arrête de creuser sans comprendre par où rejoindre cette salle.

Je remonte par où je suis descendu et je peine pour me sortir de là !! Gaby à bien fait de ne pas descendre , il peut m'aider à sortir !!

Après une petite suée, on quitte cette zone pour aller visiter le réseau Est et le P18, Le sommet du puits forme une salle qui est aussi bien concrétionnée, je fais quelques photos avant de  manquer de batterie.

Nous observons un étrange jet d'eau qui sort de la paroi sous pression et qui forme une douche presque invisible à l'oeil.

On poursuit la descente dans le P18 en diaclase en utilisant le seul spit disponible, pour sûr ce gouffre n'est pas sur fréquenté ! Ni sur-équipé. Un bon endroit pour apprendre à équiper léger.

En bas du puits Gaby sort son « tonneau » (c'est terme qu'il emploie pour désigner son bidon étanche !) pour partager le casse croûte.

Après le repas on descend encore de quelques mètres entre les blocs, il pourrait y avoir de la suite (on voit du vide) mais la trémie n'invite pas à poursuivre la désob déjà entamée par nos prédécesseurs.

Retour à la surface en milieu d'après midi bien content d'avoir découvert ce beau petit gouffre où une suite pourrait bien être cachée quelques part tellement il y a de diverticules, cheminées, et recoins.

Durée de la visite 3-4 h

Thomas